Pourquoi Mayotte est-elle française ?

Souraïda D.M

Pourquoi Mayotte est-elle française ? Les grandes étapes de son histoire

Pourquoi Mayotte est-elle française alors qu'elle appartient géographiquement à l'archipel des Comores ?

Cette question traverse les générations. Elle revient dans les familles, dans les écoles, dans la diaspora mahoraise et dans les discussions sur l'identité de Maoré.

La réponse ne tient ni en une phrase ni en une seule date.

Mayotte est française en raison d'une histoire commencée officiellement en 1841, puis confirmée par plusieurs consultations au cours desquelles une majorité de Mahorais a choisi de rester dans la République française.

Le traité de cession signé en 1841 constitue le premier grand repère. Les votes de 1974 et 1976 marquent ensuite un tournant décisif. Enfin, après plusieurs décennies d'évolution institutionnelle, Mayotte devient le 101e département français le 31 mars 2011.

Mais l'histoire de Mayotte est aussi liée à celle des autres îles de l'archipel des Comores. Elle comprend la colonisation, les aspirations à l'indépendance, les choix exprimés par la population mahoraise et un désaccord international qui demeure.

Pour comprendre la relation entre Mayotte et la France, il faut donc raconter les faits sans simplifier les mémoires.

À retenir : Mayotte est aujourd'hui un département français parce que sa population a exprimé à plusieurs reprises sa volonté de rester française, mais ce statut demeure contesté par l'Union des Comores.


Mayotte avant la présence française

Bien avant de devenir le département 976, Mayotte possédait déjà une histoire riche, construite au croisement de plusieurs mondes.

Située dans le canal du Mozambique, entre Madagascar et la côte orientale de l'Afrique, l'île a été marquée par des influences africaines, malgaches, arabes, swahilies et musulmanes.

Sa population entretenait des relations culturelles, commerciales, politiques et familiales avec les autres îles de l'archipel : Anjouan, Mohéli et Grande Comore.

Mayotte n'était donc ni isolée ni sans organisation politique avant l'arrivée de la France. Elle appartenait à un espace régional vivant, traversé par les échanges, les migrations, mais aussi par des rivalités entre pouvoirs locaux.

Un territoire fragilisé au début du XIXe siècle

Au début du XIXe siècle, Mayotte traversait une période d'instabilité.

Les conflits internes, les changements de souveraineté et les attaques extérieures avaient fragilisé l'île. Andriantsouli, souverain d'origine malgache devenu sultan de Mayotte, cherchait une puissance capable de lui apporter une protection.

Cette situation conduisit à la signature d'un traité avec la France.


1841 : Mayotte entre dans l'histoire française

Le traité de cession du 25 avril 1841

Le 25 avril 1841, le sultan Andriantsoly signa avec le commandant français Pierre Passot un traité cédant Mayotte à la France.

Le traité de 1841 constitue le point de départ officiel de la présence française à Mayotte.

Les sources institutionnelles françaises présentent cette cession comme une décision prise dans un contexte où le souverain cherchait à protéger l'île contre les attaques et l'instabilité régionales.

La prise de possession française fut ensuite confirmée par les autorités françaises.

Mayotte entra ainsi dans l'Empire colonial français plusieurs décennies avant les autres îles de l'archipel.

Une cession inscrite dans le contexte colonial

Il serait toutefois incomplet de raconter cet événement uniquement comme une rencontre paisible entre deux autorités.

Le traité de 1841 s'inscrit dans le mouvement d'expansion coloniale des puissances européennes dans l'océan Indien.

À cette époque, la France cherchait des points d'appui maritimes et commerciaux dans la région. Mayotte présentait notamment un intérêt géographique par sa position et son port naturel.

Deux réalités doivent donc être retenues :

  • Andriantsoly cherchait une protection dans un contexte d'instabilité ;
  • la France poursuivait une stratégie d'expansion coloniale.

Comprendre l'histoire de Mayotte exige de conserver ensemble ces deux dimensions.


Mayotte et les autres îles des Comores sous administration française

À la fin du XIXe siècle, l'influence française s'étendit progressivement aux autres îles de l'archipel.

Grande Comore, Anjouan et Mohéli passèrent à leur tour sous domination française. Les quatre îles furent ensuite réunies dans un même ensemble administratif.

En 1946, l'archipel devint un territoire d'outre-mer français.

Mayotte partageait alors une administration commune avec Grande Comore, Anjouan et Mohéli, même si son rattachement à la France était plus ancien.

Le déplacement du chef-lieu vers Moroni

Dzaoudzi, à Mayotte, fut d'abord le centre administratif du territoire. Le chef-lieu fut ensuite transféré à Moroni, en Grande Comore.

Pour une partie des responsables mahorais, ce transfert symbolisait une perte d'influence politique et administrative.

Progressivement, certains élus et habitants de Mayotte craignirent que les intérêts de leur île soient moins entendus dans un territoire dominé démographiquement et politiquement par les autres îles.

La volonté de rester liée à la France ne naît donc pas seulement au moment de l'indépendance des Comores : elle se construit progressivement au cours du XXe siècle.


Pourquoi Mayotte demandait-elle déjà la départementalisation ?

Dès les années 1950, plusieurs responsables politiques mahorais défendirent une intégration plus forte à la République française.

En 1958, une demande de départementalisation fut notamment portée au sein des institutions territoriales.

Elle ne fut pas immédiatement acceptée, mais elle montre que le projet de faire de Mayotte un département français existait bien avant 1974 et 1975. Les travaux parlementaires français retracent cette revendication ancienne, qui s'est ensuite renforcée au fil des consultations.

Cette aspiration reposait sur plusieurs attentes :

  • disposer d'une représentation politique plus directe ;
  • bénéficier d'une plus grande stabilité institutionnelle ;
  • accéder progressivement aux mêmes droits que les autres citoyens français ;
  • éviter une marginalisation de Mayotte au sein de l'archipel.

Pour beaucoup de Mahorais, la départementalisation représentait à la fois une protection politique et une promesse d'égalité.


Hoodie blanc 976 entouré de fleurs tropicales de Mayotte

1974 : le vote qui sépare les chemins politiques

Le 22 décembre 1974, une consultation fut organisée sur l'indépendance des Comores.

À l'échelle de l'ensemble de l'archipel, la majorité des votants se prononça pour l'indépendance. Mais les résultats étaient très différents d'une île à l'autre.

À Grande Comore, Anjouan et Mohéli, le soutien à l'indépendance fut massif.

À Mayotte, au contraire, environ 63,8 % des suffrages exprimés se prononcèrent contre l'indépendance et pour le maintien dans la République française.

Une consultation, deux lectures

Le résultat de 1974 donna naissance à deux interprétations opposées.

La lecture française

La France choisit de considérer les résultats île par île.

Selon cette interprétation, les habitants des trois autres îles avaient choisi l'indépendance, tandis que la majorité des Mahorais avait demandé à rester française.

La position française repose donc sur le droit de la population de Mayotte à déterminer elle-même son avenir.

La lecture comorienne

Les responsables comoriens considéraient, au contraire, que la consultation concernait un territoire colonial unique composé de quatre îles.

Selon eux, les résultats auraient dû être pris en compte à l'échelle de l'archipel dans son ensemble, où le vote en faveur de l'indépendance était largement majoritaire.

La position comorienne repose sur le principe de l'unité et de l'intégrité territoriale de l'archipel.

Cette divergence est essentielle pour comprendre pourquoi la question de Mayotte demeure sensible.


1975 : les Comores deviennent indépendantes sans Mayotte

Le 6 juillet 1975, les autorités comoriennes proclamèrent l'indépendance de l'archipel.

La France reconnut ensuite l'indépendance de Grande Comore, Anjouan et Mohéli, mais maintint son administration à Mayotte en s'appuyant sur le résultat local de la consultation de 1974.

À partir de 1975, les trajectoires politiques se séparent : trois îles forment l'État comorien tandis que Mayotte reste administrée par la France.

L'Union des Comores continue depuis de revendiquer Mayotte comme faisant partie de son territoire.

La position des Nations unies

Plusieurs résolutions de l'Assemblée générale des Nations unies ont soutenu l'unité et l'intégrité territoriale de l'archipel comorien, composé de Grande Comore, Anjouan, Mohéli et Mayotte.

Ces textes ont appelé à une solution respectant la souveraineté comorienne et à la poursuite du dialogue entre la France et les Comores.

Il faut donc distinguer clairement deux réalités :

Pour la France, Mayotte appartient pleinement à la République française.

Pour l'Union des Comores, Mayotte demeure une île comorienne sous administration française.

Reconnaître cette divergence ne retire rien aux choix exprimés par les Mahorais. Cela permet simplement de raconter l'histoire sans en effacer une partie.


1976 : les Mahorais confirment leur volonté de rester français

Une nouvelle consultation fut organisée à Mayotte le 8 février 1976.

La question portait directement sur le maintien de l'île dans la République française.

Le maintien dans la France recueillit 99,4 % des suffrages exprimés.

Ce résultat confirma de manière très nette la position exprimée à Mayotte en 1974.

Le rejet du statut de territoire d'outre-mer

Une seconde consultation fut organisée le 11 avril 1976 afin de déterminer le statut de Mayotte au sein de la République.

Le statut de territoire d'outre-mer proposé fut rejeté par plus de 97 % des suffrages exprimés. Près de 80 % des votants déposèrent également un bulletin non officiel demandant la départementalisation. Ces bulletins furent comptés comme nuls, mais ils témoignaient d'une aspiration politique forte.

Les Mahorais ne demandaient pas seulement à rester français : une grande partie d'entre eux souhaitait devenir pleinement département français.


De 1976 à 2001 : un statut provisoire qui dure

La départementalisation ne fut pas accordée immédiatement.

La loi du 24 décembre 1976 donna à Mayotte le statut particulier de collectivité territoriale.

Ce statut était présenté comme provisoire, mais il resta en place pendant plusieurs décennies.

Mayotte appartenait à la République française, sans être encore un département de droit commun.

Cette prudence institutionnelle s'expliquait notamment par :

  • le différend avec les Comores ;
  • les positions exprimées au niveau international ;
  • la nécessité d'adapter progressivement les institutions et le droit ;
  • les différences entre certaines règles locales et le droit commun français.

La transformation de l'île ne pouvait pas se limiter à un changement de nom. Elle concernait l'état civil, la justice, la fiscalité, la protection sociale, le droit du travail et l'organisation des collectivités.


2000 et 2001 : une nouvelle étape vers le département

Le 2 juillet 2000, les électeurs de Mayotte furent consultés sur un accord relatif à l'avenir institutionnel de l'île.

Cet accord fut approuvé.

La loi du 11 juillet 2001 transforma ensuite Mayotte en collectivité départementale.

La collectivité départementale constituait une étape intermédiaire entre le statut particulier de 1976 et la départementalisation complète.

Elle devait permettre une extension progressive du droit commun et préparer les institutions locales à exercer des compétences proches de celles d'un département.


2009 : le référendum sur la départementalisation

Le 18 avril 2008, le conseil général de Mayotte adopta une résolution demandant officiellement la transformation de l'île en département.

Une nouvelle consultation fut organisée le 29 mars 2009.

La question proposée aux électeurs portait sur la création d'une collectivité unique appelée « Département », exerçant les compétences d'un département et d'une région d'outre-mer.

Le "oui" à la départementalisation obtint 95,2 % des suffrages exprimés.

Ce résultat confirma une nouvelle fois la continuité du choix exprimé par la majorité des électeurs mahorais.

De 1974 à 2009, les différentes consultations ont montré une volonté majoritaire constante : rester dans la France et obtenir le statut de département.


2011 : Mayotte devient le 101e département français

Le 31 mars 2011, Mayotte devint officiellement le 101e département français.

Elle fut organisée comme une collectivité unique exerçant à la fois les compétences d'un département et celles d'une région.

Mayotte devint ainsi le cinquième département français d'outre-mer et conserva le code 976.

Cette date représente l'aboutissement d'une revendication portée pendant plusieurs générations.

Elle ne signifie cependant pas que toutes les règles et toutes les prestations furent immédiatement identiques à celles de l'Hexagone ou des autres départements ultramarins.

Une départementalisation progressive

L'extension du droit commun s'est effectuée progressivement.

Des adaptations ont été nécessaires dans plusieurs domaines :

  • état civil ;
  • fiscalité ;
  • justice ;
  • droit social ;
  • prestations familiales ;
  • organisation administrative ;
  • égalité entre les femmes et les hommes.

La départementalisation est donc un processus autant qu'une date.

Plusieurs rapports publics rappellent que la convergence avec le droit commun et les niveaux de prestations de l'Hexagone s'est réalisée par étapes et reste encore au cœur des débats sur l'égalité réelle.


2014 : Mayotte rejoint pleinement l'espace européen

Le 1er janvier 2014, Mayotte devint une région ultrapériphérique de l'Union européenne.

Ce statut permet à l'île d'appartenir pleinement au territoire européen tout en bénéficiant d'adaptations liées à son éloignement, à son insularité et à sa situation économique et sociale.

Mayotte est donc à la fois mahoraise par sa culture, française par son statut institutionnel et européenne par son appartenance à l'Union européenne.

Ces différentes appartenances ne s'annulent pas. Elles composent la réalité singulière de l'île.


Pourquoi les Mahorais ont-ils choisi la France ?

Il n'existe pas une seule raison capable d'expliquer le choix de plusieurs générations.

Les motivations ont évolué selon les périodes, les familles et les situations.

Une histoire française plus ancienne

Mayotte fut rattachée à la France en 1841, avant les autres îles de l'archipel.

Cette ancienneté a progressivement créé des institutions, des habitudes administratives et une mémoire politique particulières.

Une recherche de stabilité

Dans plusieurs périodes de son histoire, une partie de la population a vu dans la France une garantie de stabilité politique, de sécurité et de protection.

La crainte d'une marginalisation régionale

Lorsque les quatre îles étaient administrées ensemble, certains responsables mahorais craignaient que Mayotte dispose de moins de poids face aux îles plus peuplées.

L'espoir d'une égalité des droits

La départementalisation portait aussi une promesse :

accéder à l'éducation, aux soins, aux services publics, à la protection sociale et aux droits reconnus dans les autres départements français.

Toutes ces raisons ont contribué à construire le choix exprimé dans les urnes.

Elles ne signifient pas que tous les Mahorais pensent de la même manière ni que l'histoire ne comporte aucune contradiction. Elles montrent simplement que le lien entre Mayotte et la France s'est construit dans le temps, à travers des choix politiques répétés.


Mayotte a-t-elle été volée aux Comores ?

Cette formulation est souvent employée, mais elle enferme une histoire complexe dans une réponse trop simple.

Du point de vue comorien, l'archipel formait un seul territoire colonial. Les quatre îles auraient donc dû accéder ensemble à l'indépendance en 1975.

Du point de vue français et d'une majorité exprimée lors des consultations à Mayotte, la population de chaque île devait pouvoir décider de son avenir.

Dire que Mayotte a simplement été "volée" efface la volonté exprimée à plusieurs reprises par les Mahorais.

Mais affirmer que le statut de l'île n'a jamais été contesté effacerait les revendications comoriennes et les résolutions historiques des Nations unies.

La formulation la plus juste est donc la suivante :

Mayotte est aujourd'hui un département français à la suite d'une histoire commencée en 1841 et de plusieurs votes favorables au maintien dans la France. L'Union des Comores continue néanmoins de contester cette souveraineté.

Cette réponse ne cherche pas à éviter le sujet. Elle permet de respecter à la fois les faits, les choix démocratiques et la complexité des mémoires.


Les grandes dates de l'histoire de Mayotte et de la France

25 avril 1841 : Signature du traité de cession de Mayotte à la France par le sultan Agndriantsoly.

1946 : Mayotte et les autres îles des Comores forment un territoire d'outre-mer français.

22 décembre 1974 : L'archipel vote majoritairement pour l'indépendance, mais Mayotte choisit localement de rester dans la France.

6 juillet 1975 : Les Comores proclament leur indépendance sans que Mayotte rejoigne le nouvel État.

8 février 1976 : 99,4 % des suffrages exprimés à Mayotte sont favorables au maintien dans la République française.

11 avril 1976 : Les électeurs rejettent le statut de territoire d'outre-mer et manifestent largement leur souhait de départementalisation.

2 juillet 2000 : Les Mahorais approuvent l'accord sur l'avenir institutionnel de l'île.

11 juillet 2001 : Mayotte devient une collectivité départementale.

29 mars 2009 : 95,2 % des suffrages exprimés approuvent la transformation de Mayotte en département.

31 mars 2011 : Mayotte devient officiellement le 101e département français.

1er janvier 2014 : Mayotte devient une région ultra périphérique de l'Union européenne.


Conclusion : comprendre notre histoire pour mieux la transmettre

Pourquoi Mayotte est-elle française ?

Parce qu'un traité signé en 1841 a marqué le début officiel de la présence française sur l'île.

Parce qu'au moment de la décolonisation, la majorité des électeurs de Mayotte a choisi de ne pas rejoindre l'État comorien indépendant.

Parce que ce choix a été confirmé lors de plusieurs consultations.

Et parce qu'un long processus institutionnel a finalement conduit à la création du Département français de Mayotte en 2011.

Mais comprendre l'histoire de Mayotte demande aussi d'accepter sa complexité.

Notre histoire contient plusieurs vérités : une histoire coloniale, une histoire commune avec les Comores, une volonté mahoraise exprimée dans les urnes et un différend international toujours présent.

Les raconter ensemble n'affaiblit pas notre identité.

Cela lui donne de la profondeur.

Maoré ne se résume ni à un statut administratif ni à un numéro de département.

Maoré est une terre, une culture, des langues, des souvenirs et une histoire que chaque génération reçoit avec la responsabilité de la transmettre.


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Questions fréquentes sur Mayotte et la France

Pourquoi Mayotte appartient-elle à la France ?

Mayotte est administrée par la France depuis le traité de cession de 1841. Lors des consultations de 1974, 1976 et 2009, une majorité des électeurs mahorais a choisi le maintien dans la République puis la départementalisation.

Depuis quand Mayotte est-elle française ?

Le début officiel de la présence française date du 25 avril 1841. Mayotte n'est cependant devenue département français que le 31 mars 2011.

Mayotte fait-elle partie des Comores ?

Géographiquement et historiquement, Mayotte appartient à l'archipel des Comores. Politiquement, elle est aujourd'hui un département français, tandis que l'Union des Comores continue de la revendiquer.

Quel est le numéro du département de Mayotte ?

Mayotte porte le code départemental 976. Elle est devenue le 101e département français en 2011.

Les Mahorais ont-ils voté pour rester français ?

Oui. En 1974, une majorité locale choisit le maintien dans la France. En 1976, ce choix obtint 99,4 % des suffrages exprimés. En 2009, la départementalisation fut approuvée à 95,2 %.

Mayotte est-elle française et européenne ?

Oui. Mayotte est un département français et une région ultrapériphérique de l'Union européenne depuis 2014.


Connaître notre histoire, c'est mieux comprendre ce que nous transmettons.

Retrouvez prochainement notre article consacré à cette autre question essentielle :

Mayotte et les Comores : comment comprendre une histoire commune et complexe ?

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